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Fridj

Spectacle musical
Durée : 65 minutes

Compositions (musique et langue inventée) : Anne-Sylvie Casagrande
Voix : Gisèle Rime, Edmée Fleury, Anne-Sylvie Casagrande

“Le Nord, c’est la banquise de l’imaginaire. Au début, il n’y a pas besoin d’y mettre grand chose : du blanc et du froid. Plus loin, on y trouve des femmes : une tribu bizarre avec des jeux d’âme et de bouches. Et je voudrais te parler d’elles justement, de leurs pieds nus, de leurs fourrures. De leur intimité irréelle, mais troublante. Parce que ces femmes, chacun les porte en soi. Depuis que les étoiles crépitent.”
A.-S. C.

FRIDJ chante notre berceau le plus froid. Grave des runes invisibles sur la buée du temps.

FRIDJ évoque la cosmogonie nordique, avec ses histoires de dieux, de géants, d’humains et de loups. Dans toute son âpreté et sa cocasserie.

FRIDJ invoque la force du destin, dont les trois Nornes et leur fil sont les gardiennes.

FRIDJ parle de la roue humaine d’amour et de cruauté qui tourne sans fin entre trois sÅ“urs.

LA MUSIQUE

Pour la musique de Fridj, Anne-Sylvie Casagrande a choisi d’inventer une langue : le nørnik, curieux mélange de mots qui n’existent pas, mais qui parlent des terres du Grand Nord intérieur…

sül katis kotsi hinièk
sül vorom mädche barbarek
sülli birgen di düdirok
sül nirva den uork
avec des bruits de pas de chat
avec de la barbe de femme
avec des racines de montagne
avec des nerfs d’ours

Des mots imaginaires sont tissés sur une musique organique, insolite et contrastée. Des sonorités sauvages convient l’auditeur à ce qu’il peut reconnaître comme d’anciens rites tribaux. Un rythme haletant l’invite à s’enfuir à quatre pattes jusqu’au bout de la nuit ; mais voilà que des intervalles glacés l’arrêtent soudain en allumant les étoiles, puis des harmonies ouateuses le font se coucher dans la neige où il s’émeut de la mélodie lunaire d’une très vieille femme…

Le spectacle Fridj est ponctué par quelques textes poétiques en français conçus par le trio. Parfois graves, parfois drôles ou intrigants, ces textes proposent à l’auditeur des pistes pour rentrer dans le monde imaginaire de Nørn.

LES COSTUMES ET LA MISE EN SCÈNE

Confectionnés par le trio lui-même, les costumes soulignent les personnalités différentes mais complémentaires des trois chanteuses et leur permettent une entière liberté d’expression.
Evoquant la neige, ils pourraient être les habits traditionnels d’une improbable tribu dégringolant dans la plaine avec l’eau fraîche des glaciers…

COUPURES DE PRESSE

La Région, 20.04.06, C.P. : LA LANGUE ENVOÛTANTE DE NØRN

“Spectacle clin d’Å“il, ludique, tout en mouvement et subtilités vocales, Fridj constitue un univers en soi, mystérieux et captivant, parce que généreux, frais et plein de charisme. En cela, Fridj est, sans vraiment le vouloir, une véritable leçon de séduction et d’innocence à la fois, dans ce que l’âme humaine a de plus communicatif, d’émouvant et d’universel.”

La Région Nord vaudois, 2.05.06, Céline Overney : DE LA CHALEUR AU PAYS DU FROID

“Elles racontent des histoires. Intenses, souvent drôles, parfois violentes. Mais toujours comme des petits secrets. Elles nous révèlent d’étranges mystères dans leur langage sacré. Les sirènes hypnotisent l’auditoire de leurs voix aiguisées et modulables qui s’harmonisent à souhait. Les corps virevoltent et rendent le tout très vivant. Les sons, purs et profonds, pourraient fendre le cristal.”

La Liberté, 17.10.06 : VERBI’ÂGE ET ROSE DES VENTS

“Quant aux trois chanteuses et comédiennes de Norn, elles racontent une histoire qui semble venir du fond des âges, elles parlent de destin et de vie. Voix sûres et brillantes, Gisèle Rime, Edmée Fleury et Anne-Sylvie Casagrande entrelacent dans leur style propre les influences du chant grégorien et des cultures populaires arabe, gitane, voire celte ou africaine. Comédiennes aussi, elles investissent leur chant sauvage ou mutin de cris tribaux ou de vocalises suraigües. Naturelles, à la fois directes et suggestives, trolle et fée clochette, bourdon et luciole, elles chantent comme si elles avaient un secret précieux à dire.”

L’Impartial, 2.11.04 : À RÉCHAUFFER UNE BANQUISE

“La magie opérait : d’une langue mystérieuse aux étranges sonorités, ce trio a cappella exprimait une puissance d’évocation tout à fait remarquable. De bien charmantes parques que ces filles tout de blanc vêtues, mais leur chaleur aurait réchauffé la banquise ! Elles étaient envoûtantes, émouvantes, inquiétantes (…) et, tout à coup, d’une drôlerie irrésistible. Que d’histoires ont-elles conté, passant par toute une gamme de rauquements, ricanements, dissonances, d’une voix tonnante à une douceur de soie…”